Histoire de Caniapiscau
Fermont
Le projet de mise en valeur du gisement minier de Mont-Wright était ambitieux. Il fallait, en plus d'implanter l'infrastructure pour procéder à l'extraction et au traitement du minerai de fer, pourvoir aux besoins d'hébergement des 1600 futurs employés ainsi que de leurs familles. C'est ainsi que l'existence de la ville de Fermont est intimement liée à l'exploitation minière de Mont-Wright.
La ville de Fermont fut conçue avec une intention bien précise : atténuer les effets d'un climat extrêmement rigoureux, trait caractéristique des régions subarctiques. On est en mesure de percevoir un peu partout dans le paysage urbain ce concept d'aménagement nordique exceptionnel.
Bien que la ville de Fermont soit devenue officiellement une municipalité le 15 octobre 1974, c'est en 1971 que la population commença à s'y installer.
Gagnon
À environ 175 kilomètres au sud-ouest de Fermont, la ville minière de Gagnon aura existé de 1960 à 1985.
En 1956, la Compagnie minière Québec Cartier (CMQC) avait entrepris l'exploitation de la zone minérale du lac Jeannine impliquant la construction de la ville de Gagnon sur les rives du lac Barbel et d'un chemin de fer (terminé en 1960) la reliant à Port-Cartier.
En 1974, la création de la compagnie Sidbec Normines par le gouvernement du Québec et l'ouverture du gisement de Fire Lake devaient assurer la survie de Gagnon.
Dans la tourmente de la récession des années 80, le gouvernement du Québec a décidé de consolider l'industrie de l'extraction du minerai de fer au Québec. Cette décision entraîna en août 1985 la fermeture de Gagnon et s'ensuivit la démolition de toutes les infrastructures de la ville et de la mine de Fire Lake.
Aujourd'hui, il ne reste plus que deux grands silos qui servaient à l'entreposage du minerai et au remplissage des wagons en direction du concentrateur de Gagnon.
De Gagnon, seuls les vestiges de ce que fut la rue numéro 1, longeant le lac Barbel, témoignent de l'occupation passée de cette ville. Tous les bâtiments, maisons et rues ont été détruits.
Schefferville
La ville tire son nom de Mgr Lionel Scheffer (1904-1966), qui fut vicaire apostolique du Labrador de 1946 à 1966. La construction de la ville débuta tard en 1953, mais ce n'est qu'au printemps 1954, après que le chemin de fer du Quebec North Shore and Labrador Railway eut été terminé, que les travaux furent entrepris à grande échelle. La ville fut incorporée en 1955 en vertu de la loi sur l'organisation municipale des villages miniers.
Des mines de fer y furent exploitées de 1954 à 1982 par la Compagnie minière IOC (Iron Ore Company of Canada) alors que la population grimpait à 5000 âmes. L'exploration minière se poursuit mais aucune mine n'est en exploitation aujourd'hui.
La population, en 2009, était chiffrée à 199 habitants.
Avec les communautés autochtones Innu (réserve de Matimekosh et Lac-John) et Naskapi (communauté de Kawawachikamach), Schefferville compte environ 1300 habitants permanents. La saison estivale accueille de nombreux touristes pour les activités de plein air, la pêche et la chasse au caribou.